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Droit de douane interne europe 44% et 110%

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Cet article analyse, sur base d'un rapport du FMI, pourquoi et comment l'Europe en son sein, a mis en place des "taxes invisibles" équivalentes à des droits de douane de 44 % sur les produits et de 110% sur les services. A l'heure ou les gouvernements européens critiquent les droits de douanes des Etats Unis, il semble que les européens doivent urgement se regarder dans la glace car le potentiel de croissance est d'abord chez nous.

Officiellement, les frontières douanières ont disparu en Europe depuis 1993. Pourtant, derrière les discours sur la libre circulation, une jungle de réglementations nationales segmente notre économie. Cette fragmentation est le "tueur silencieux" de la croissance européenne, empêchant nos entreprises de grandir et de rivaliser avec les géants américains ou chinois.

Dans cet article, nous allons clarifier la réalité de ces barrières invisibles. Nous expliquerons d'où sortent ces chiffres chocs, pourquoi l’Europe s’impose de telles entraves, et surtout, quel trésor de croissance nous pourrions libérer en osant enfin l'intégration réelle.


1. Comment le FMI calcule ces taux de 44 et 110% ?

Pour affirmer qu'il existe des barrières de 44 % sur les biens et 110 % sur les services au sein de l'UE, le Fonds Monétaire International (FMI) n'a pas cherché de nouveaux impôts sur les factures. Il a utilisé une méthode statistique appelée l’analyse de gravité structurelle.

Voici comment les économistes procèdent :

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Saviez-vous qu'en Autriche, presque aucune loi importante ne voit le jour sans avoir été préalablement validée par un "parlement de l’ombre" composé de patrons, d'ouvriers et d'agriculteurs ?

Aujourd'hui, notre système démocratique vacille. Héritée du XVIIIe siècle, la représentation basée exclusivement sur le territoire (votre circonscription, votre commune) semble de plus en plus déconnectée d'une société mondialisée, numérique et complexe. Cette "mal-représentation" nourrit une abstention record et le sentiment que les élus ne comprennent plus les réalités du terrain professionnel ou les enjeux générationnels.

Dans cet article, nous allons clarifier comment des modèles existants, de l'Autriche à l'Irlande, proposent une alternative : la démocratie fonctionnelle. Nous explorerons comment le passage d'une logique de "lieu de résidence" à une logique de "compétence et de métier" pourrait bien être la clé pour sauver nos institutions.

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La nouvelle doctrine Monroe par Trump

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Cet article analyse l'onde de choc qui traverse les chancelleries européennes depuis mardi 9 décembre 2025. En célébrant le 250e anniversaire de la doctrine Monroe, Donald Trump n'a pas seulement dépoussiéré une vieille pierre angulaire de la diplomatie américaine. Il l'a transformée en une arme offensive. 

Dans un communiqué officiel publié le 2 décembre 2025, le président américain a officialisé le « Corollaire Trump ». Si la doctrine originale de 1823 visait à protéger le continent des empires coloniaux, cette nouvelle mouture marque une rupture historique : pour Washington, l'Europe n'est plus un allié privilégié dans l'hémisphère occidental, mais une « nation lointaine » priée de se tenir à l'écart. Proposition de décryptage d'un basculement géopolitique ... pendant que nos assemblées regardent hélas ailleurs engluées dans des débats budgétaires dignes de la 4ème république  

1. Du "Gendarme" au "Propriétaire" : La Nouvelle Hégémonie

Pour comprendre la gravité du discours du 2 décembre, il faut revenir aux fondamentaux. En 1823, James Monroe promettait de protéger les jeunes républiques latinos-américaines des appétits coloniaux européens, sous le slogan implicite « l'Amérique aux Américains ». C'était une doctrine de sanctuarisation.

En 1904, Theodore Roosevelt y avait ajouté son propre corollaire, s'arrogeant un pouvoir de police internationale (le fameux "Big Stick") pour intervenir en cas d'instabilité chronique. C'était une doctrine d'intervention.

Avec le « Corollaire Trump », nous entrons dans l'ère de la possession. Le texte de la Maison Blanche est sans équivoque : il ne s'agit plus de défendre une souveraineté continentale partagée, mais la « souveraineté américaine » exclusive des États-Unis. Donald Trump affirme que « c'est le peuple américain [...] qui contrôlera toujours son propre destin dans notre hémisphère ».

Cette réinterprétation est redoutablement efficace. En gommant l'ambiguïté du terme "American" (qui désignait autrefois le continent), Trump restreint le champ de la souveraineté aux seuls intérêts de Washington. L'Amérique latine n'est plus un voisinage à protéger, mais un glacis sécuritaire et économique où les États-Unis entendent rétablir une « domination maritime » et logistique totale.

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Europe Chine USA Realpolitik ideal ideas

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Dans cet entretien, Gérard Araud dresse le portrait sévère d'une Europe piégée par ses propres contradictions face au basculement de l'ordre mondial. Le diplomate met en lumière l'incohérence fondamentale d'un Vieux Continent qui, refusant de sortir de son confort moral pour affronter la brutalité des rapports de force, tente d'appliquer une grille de lecture idéaliste à une réalité géopolitique implacable, se condamnant ainsi à l'aveuglement volontaire et à l'impuissance stratégique.

1. La fin de l'hégémonie occidentale : le retour brutal à la Realpolitik

Gérard Araud ouvre son propos sur un constat lucide : les certitudes occidentales s'effondrent. Après trente années de domination sans partage, l'Occident voit son influence s'éroder face à la montée des puissances émergentes et au repli relatif des États-Unis. Araud utilise une métaphore frappante pour décrire la situation de l'Europe : le continent, ayant vécu une période exceptionnelle de paix et de prospérité, préfère vivre dans un monde à la "Walt Disney" plutôt que d'affronter le retour du monde de "Bismarck", c'est-à-dire celui des rapports de force froids et brutaux.

Selon lui, les relations internationales ne sont pas régies par la justice ou un "gendarme" international, mais par la puissance. Le diplomate doit donc accepter de "négocier avec le diable" si nécessaire. Il critique l'immaturité stratégique des Européens qui, par confort moral, refusent de plonger dans "l'eau glacée de la géopolitique", se condamnant ainsi à l'impuissance face à des acteurs qui ne partagent pas leurs scrupules.

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Cet article est le début d'un cycle sur les grands accords internationaux concernant les monnaies. Ce cycle est à mon sens nécessaire pour comprendre les craintes grandissantes concernant les endettements des pays occidentaux, le non succès de l'Euro, la diminution de la prédominance du Dollar et ... pouvoir se projeter. 

En 1944, alors que la Seconde Guerre mondiale touchait à sa fin, 44 nations alliées se réunissaient dans une station de villégiature du New Hampshire pour jeter les bases d'un système économique international révolutionnaire. Ces accords de Bretton Woods, bien au-delà d'un simple arrangement monétaire, représentaient une réponse coordonnée aux traumatismes économiques du passé et une tentative d'anticipation des défis de l'après-guerre. Ils incarnaient la volonté collective de construire un monde où la stabilité économique primerait sur le chaos financier qui avait caractérisé l'entre-deux-guerres.

1 : Le contexte historique et les forces en présence

L'effondrement de l'étalon-or durant la Première Guerre mondiale avait plongé le système monétaire international dans une instabilité chronique. Les années 1920 et 1930 furent marquées par une série de crises monétaires culminant avec le krach de Wall Street de 1929, événement que les participants à Bretton Woods voulaient absolument éviter de reproduire. Cette période d'instabilité avait démontré l'urgence de créer un cadre institutionnel capable de prévenir les guerres monétaires et les dévaluations compétitives. John Maynard Keynes, chef de la délégation britannique, résuma cet impératif : « Nous avons appris à travailler ensemble. Si nous pouvons continuer ainsi, ce cauchemar [...] sera terminé. La fraternité humaine deviendra plus qu’une phrase » (John Maynard Keynes, Économiste en chef du Trésor britannique, Royaume-Uni)

Au sortir de la guerre, les États-Unis émergent comme la puissance économique dominante incontestée. Ils produisent la moitié du charbon mondial, les deux tiers du pétrole et plus de la moitié de l'électricité. Plus impressionnant encore, ils détiennent 80% du stock d'or international, leur conférant une position de force sans précédent dans les négociations. Cette hégémonie économique leur permet de proposer le dollar comme nouveau pilier du système monétaire mondial.

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