La France n'a simplement pas les moyens de se payer ce niveau de protection sociale et de retraite
Sources
Pour cet article, je propose des liens vers deux articles qui traitent de ce sujet (voir les précautions d'usage en pied de page de cet article).
1. L'ampleur réelle du déficit des retraites
Le système de retraite français fait face à un défi financier considérable, mais l'ampleur réelle de ce défi est souvent masquée par la présentation actuelle des comptes publics. Les deux articles mettent en lumière cette problématique, bien que l'article de Jean-Pascal Beaufret offre une analyse plus détaillée et chiffrée.
**La présentation trompeuse des comptes**
Beaufret souligne que la présentation financière des documents publics affirme, à tort, que les interventions des administrations sociales sont excédentaires et ne contribuent pas aux déficits publics. Cette affirmation est inexacte et constitue un discours trompeur. En réalité, une partie importante des dépenses sociales est financée directement par l'État, ce qui n'est pas pris en compte dans le déficit affiché de la Sécurité sociale et dans la dette sociale.
**Le régime de retraite des fonctionnaires**
Un point crucial soulevé par Beaufret est l'exclusion du régime de Sécurité sociale des retraites des fonctionnaires de l'État des administrations de Sécurité sociale (ASSO). Ce régime, qui représente 60 milliards d'euros de dépenses, est très déficitaire en raison de sa démographie (0,9 cotisants pour 1 retraité) et des avantages de départ précoce de certaines catégories de fonctionnaires. Il est financé par des "sur-cotisations" de l'État, appelées "contributions d'équilibre", qui sont comptabilisées dans les rémunérations des fonctionnaires actifs.
**Le déficit réel de la branche vieillesse**